B.4.3. Le chef-lieu.
Il
réunit des fonctions uniques sur le territoire communal, ce qui explique
les raisons de sa prééminence.
De plus, il est le plus gros
village.
On
y trouve : l'église, la maison commune, le cimetière, un lieu de
rassemblement pour l'ensemble des habitants enfin des commerces.
B.4.3.1.
L'église Saint André.
Dans
ces années, le cœur de la communauté d'habitants, c'est son
église, le lieu où s'extériorise les grands moments de la
vie : baptême pour la naissance, sacrement de mariage pour les unions,
funérailles pour la mort. C'est aussi le seul lieu couvert, capable de
réunir cette communauté.
B.4.3.2.La
maison commune.
Avant
1781, il n'y avait pas de lieu permanent pour accueillir le pouvoir civil. Nous
relevons précisément, le 20 Mai 1781, une
délibération du Conseil de communauté « dans la maison de
B.4.3.3. Le
cimetière.
Le
lieu de réunion des morts entourait l'église jusqu'en
B.4.3.4. Un lieu de
rassemblement.
Nous
avons précédemment rapporté le fait que, pour
l'assemblée d'affranchissement de 1772, le représentant de
l'Intendant de Tarentaise, convoque « à
l'issue de la grande messe, à la place publique, lieu accoutumé
à tenir les assemblées générales dans la
présente paroisse (16). On ne mélange pas les genres :
l'église est la maison pour l'expression religieuse avec ses sentiments
et ses rites catholiques, alors que, sur le domaine public, se manifeste le
pouvoir civil local. Il y a, par contre, une harmonisation chronologique entre
les deux évènements, avec la précision initiale : « à l'issue de la grand messe ».
B.4.3.5.Des commerces.
Dans
la première moitié du siècle dernier, deux
cafés
« Chez Hôte » et « Chez

Vue panoramique du chef-lieu,
....le plus gros village.

Marquée par une croix
potencée, on voit l'église Saint André, sur ce plan du
chef-lieu ( Mappe de 1732).
-18-
B.4.4. L'habitat sur les montagnettes.
Nous
retenons comme définition de la montagnette, celle du Grand Larousse. Il
s'agit : « Dans les Alpes, de
pâturages situés à une altitude moyenne, où le
troupeau séjourne au printemps et à l'automne » (17). A partir de là, pour Les
Avanchers, nous trouvons sur la rive au soleil levant, Les Ajournes (
Nous
prendrons comme exemple de montagnette, Sfontaine, où nos ancêtres
Mermin, disposent de granges, écurie et grenier. Le foin sera mis au
sec et à l'abri jusqu'au
milieu de l'hiver ou du printemps, époque à laquelle on viendra
le chercher en traîneau ( la glisse ). Il
faut éviter, la fermentation toujours possible du foin.
Sur
la montagne des Monmayeur, à Prarion (1565m.) , proche de Sfontaine, a
existé un oratoire, rasé pour faire place aux installations de
Valmorel (18).
Notre grand mère Julie
Mermin – 5, leur cousine, avait, elle, une croix dressée à
proximité de ses bâtiments. Après des travaux de voirie,
cette croix est à présent placée au bord du chemin
dominé par le Crétet des « Filles » (19).
Le
lieu de prière a disparu mais le signe d'appartenance chrétienne
a lui, subsisté.
B.4.5. L'habitat en alpage.
Sur les alpages que nous avons présentés
précédemment, nous avons rencontré des constructions en
divers lieux que sont : Beaudin, Planpart, Prarion,
Elles sont pour la plupart des biens de la commune,
mis ou non en location.
Certaines sont des chalets ( arbés
) ou l'on peut dormir, fabriquer le gruyère, le sérac, se nourrir
. Le confort y a longtemps
été médiocre. D'autres bâtiments sont des caves ou l'on affinait le
Beaufort (20).

La montagnette de
Sfontaine.

La croix de
Sfontaine, ( gravée 1877 ? )

Un habitat en
alpage.
(17) Grand Larousse Encyclopédique, Tome septième, page 478.
(18) Carte I.G.N. 3433 ET. TOP 25
( pli C 3 ).
(19) Cette désignation est
celle du cadastre, en 1983. Elle correspond à une confusion dans la
traduction en français d'un terme patois. Dans ce dernier, les filles ce
sont les fye, les brebis ce sont les fya. Nous optons pour ce dernier sens. En effet, notre
tante Angèle nous a dit avoir vu, sur un site au dessus du «
Crétet », des alignements de pierres, vestiges pour elle, de
parc(s) à moutons.
(20) ASPORD ( R..), 2003, page 49.
-19-